Cosmétofood, la nouvelle routine

La vente de compléments alimentaires a explosé ces dernières années, et plus particulièrement les gammes issues de l'agriculture biologique qui connaissent un succès encore grandissant. Pas étonnant! Gage de "naturel" véritablement naturel, le label AB garantit un sourcing irréprochable et une consommation eco-friendly. Réaction de cause à effet oblige, avec des consommatrice de plus en plus exigeantes et affûtées (oui oui je parle de nous), les magasins spécialisés gagnent des parts de marché…

Puis vient un tout autre phénomène, autour d'un nouveau concept, qui grâce à ses multiples atouts marketing, pourrait bien provoquer le prochain séisme cosmétologique… La cosmétofood, dite aussi cosmetic food ou dermonutrition est en passe d'envahir les rayons de nos monoprix et parapharmacies, voir même de gagner les corners des marques prestigieuses… Le concept est simple: faire des apports nutritionnels de nouvelles armes pour lutter contre le vieillissement cutané ou l'oxydation des cellules au même titre que la dernière émulsion hydratante à la mode…

Il y a ceux qui y croient, et ceux qui n'y croient pas. Pratiqué au Japon depuis belle lurette (on ne s'étonnera pas qu'encore une fois, l'Asie nous devance dans ce domaine), elle se développe en France à partir de 2006 avec du Tropicana anti-oxydant, un yaourt à la vitamine E ou du marschmallow au collagène. Mais elle ne convainc pas. Pourquoi? Trop chère et mal marketée…
Mais les promoteurs de cette potentielle nouvelle routine de beauté n'ont pas dit leur dernier mot. On s'y met ou pas?

Comme toute nouvelle tendance, celle-ci générera son lot d'addicts et de réfractaires.
Une chose évidente et constante: la santé, la vitalité et la beauté de la peau dépendent en grande partie de la nutrition. L'alimentation doit être optimum. Ensuite, chaque femme choisit la manière dont elle souhaite optimiser cette alimentation.

Les puristes du bio préfèreront maintenir leur routine food habituelle, les fruits et légumes, la levure de bière, les jus et les compléments super diet. Et d'autres, plus gourmandes, plus pressées ou tout simplement plus aventureuses combattront les rides à coup de marshmallow roses et chocolat aux omégas 3.
L'alternative: la cosmétofood par les compléments alimentaires. Se faire une cure de temps en temps (anti-âge, anti-oxydante ou hydratante), en complément d'une alimentation équilibrée. Solution plus économe il me semble puisqu'une tablette de chocolat lamdba n'a pas besoin d'un marketing cosmetic food pour être un très bon antioxydant.

Cette dernière option est celle que je choisis. Je commanderai bientôt mon menu D-Lab, l'entreprise fondée par la talentueuse Fleur Phelipeau, adepte de cosmétofood et diplômée d'HEC. De temps en temps je me bois une bouteille de thé amélioré et inspiré par la médecine traditionnelle indienne par The Green & Blue Veda (ça booste et ça rafaîchit). Occasionnellement, je posterai une routine food, avec les aliments que je privilégie pour leurs bienfaits cosmétiques.

Et vous? Quelle est votre vision de la cosmétofood?

 

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